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Magnetic Digest Octobre 2020 : l’essentiel à retenir pour votre plan marketing

Pour notre Magnetic Digest d’octobre, deux actualités et une tendance de fond ont retenu notre attention. Pour rappel, ces synthèses n’ont pas vocation à partager une liste exhaustive d’actualités, mais à mettre en relief des informations qui nous paraissent importantes pour prendre du recul sur nos démarches marketing et les vôtres !

 

Un Cyberscore sur les plateformes et les réseaux sociaux

Permettre aux consommateurs de décrypter rapidement les informations sur les produits et les services joue un rôle très important dans leur valorisation. En tant que marketeurs nous en savons quelque chose ! Dans la cosmétique et l’agroalimentaire, le nutriscore est un bon exemple de cette normalisation de la présentation des informations. Les notes et les avis ont sont un autre sur les plateformes de mise en relation entre vendeurs et acheteurs.

Malgré cela, les mentions légales et les conditions générales des plateformes, des applications et des réseaux sociaux restent encore très floues ! L’information existe et est accessible mais elle est tellement volumineuse et difficilement compréhensible (parfois à dessein…) que les utilisateurs les lisent très peu.

C’est basé sur ce constat qu’un texte visant à mettre en place un cyberscore pour informer facilement les internautes sur la sécurité offerte par les réseaux sociaux, les marketplaces et les services cloud a été adopté par le Sénat courant octobre 2020. Ce label offrira une clé de lecture facile, neutre et transparente pour les utilisateurs : il sera mis en relief indépendamment des conditions générales d’utilisation et utilisera un code couleur un peu sur le modèle du nutriscore. La proposition de Laurent Lafon implique que les entreprises devront fournir « un diagnostic de cybersécurité dont les indicateurs sont fixés par décret et effectués par des organismes dont la liste est établie par décret. Sa durée de validité est également fixée par décret ».

Si les questions sont encore nombreuses sur ses modes potentiels d’applications et de vérification, la démarche est à suivre car elle s’inscrit dans un mouvement de fond, comme le RGPD, qui impacte les pratiques marketing !

 

Le Green UX : une préoccupation d’actualité

 

Avec la communication qui s’intensifie autour du Green IT, le public prend petit à petit conscience qu’Internet a un impact direct sur les émissions mondiales de carbone. La conception des sites web et le Green UX jouent un rôle sur cette consommation.

C’est un sujet qui tient à cœur à notre équipe, en particulier Fanny et Mary nos web designers, et qui soulève beaucoup de questions. En effet, dans la conception de sites web, la recherche de performance, rapidité, esthétique, de fonctionnalité est au cœur de la démarche business. Mais cette recherche permanente de la performance peut se faire au détriment de l’impact environnemental du site. Comment réussir alors à combiner les deux ?

La prise de conscience par les internautes de cet eco-design peut faire bouger les lignes. Le consommateur est roi ! Cependant, il ne faut pas reporter sa responsabilité uniquement sur la demande : nous avons, concepteurs de site web, tous un rôle à jouer pour initier et accélérer le mouvement. Deux axes pratiques sont à étudier en priorité.

 

La question des data-centers

Les hébergeurs web « écologiques » ont pour particularité d’utiliser uniquement des énergies renouvelables pour faire fonctionner leurs data centers, mais aussi de les refroidir (le plus possible) par des moyens naturels. La proximité du data center est également à prendre en compte : s’il est situé à l’autre bout du monde, il faudra plus d’énergie pour “acheminer” les données de votre site.

Certains hébergeurs, comme par exemple WPServeur avec qui nous travaillons, communiquent sur le sujet : https://www.wpserveur.net/wpserveur-hebergeur-100-vert/ .

 

La complexité des pages

La data et le temps de chargement jouent un rôle important et dépendent de la typographie, des images, des vidéos, du code…

S’il est difficile de se passer des images qui sont les fondations de l’univers inspirationnel des sites, il existe des axes d’optimisation à la porte de tous :

  • Optimiser les images
  • Pour les images, appeler la taille de visuel nécessaire et ne pas laisser le css la resizer
  • Utiliser des graphiques vectoriels et des effets CSS pour créer une expérience visuellement attrayante
  • Faire du recyclage avec des filtres css3.
  • Eviter la lecture automatique sur les vidéos
  • Réduire la qualité de la vidéo selon le contexte d’utilisation
  • Limiter le nombre de typographies, tout en utilisant moins de styles et de “variantes”

 

Des outils d’analyse du Green UX

Pour identifier des axes d’amélioration sur des sites en production, de nombreux outils existent. Certains permettent même d’estimer les émissions de CO2. En voici quelques uns :

Le Green UX a aussi des atouts d’un point de vue marketing « business ». Un site Green UX se chargera très rapidement, il sera donc Google et Mobile Friendly, un vrai plus pour votre stratégie SEO ! La sobriété du design peut faciliter la navigation et la mise en valeur des messages pour vos prospects.

 

Google Analytics V4 : faut-il foncer ?

Google a annoncé la sortie officielle de Google Analytics 4 (GA4) le 14/10/2020.

Nous allons commencer directement par répondre à la question : non, nous ne conseillons pas à nos clients de migrer tout de suite car toutes les fonctions ne sont pas supportées (filtres, attribution, alertes, annotations, exclusions de sites référents…) et que cela nécessite de revoir le plan de tags, en particulier pour les événements. Mieux vaut donc attendre quelques mois : il n’y a pas d’urgence !

Cependant, comme il n’y aura plus aucun développement sur Google Universal Analytics, il faudra bien basculer un jour. Google Analytics 4 présentera à terme de nombreux atouts comme par exemple une vraie approche multi-appareil et multi-plateforme pour disposer d’une vision centralisée, un fonctionnement même sans cookies et identifiers (très important vu la tendance à ce sujet ! ) .

Pour prendre du recul, c’est un changement majeur dans le fonctionnement. Le modèle de données de Google Universal Analytics date d’il y a 15 ans et est principalement basé sur les pages vues et les sessions. Beaucoup de choses ont évolué en 15 ans, avec une évolution des modèles vers les utilisateurs et les événements. Dans Google Analytics V4, tout est événement, et chacun d’eux peut avoir des paramètres ! Les éléments trackés par défaut vont aussi beaucoup plus loin que les pages vues.

 

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