5 actions techniques pour adapter votre site web aux LLM et IA génératives
Quelles adaptations techniques réaliser sur votre site pour être mieux référencé par les intelligences artificielles génératives et LLM (Large Language Model) ? Sachez que, si cette question ne vous a pas encore interpellé, elle est certainement déjà au centre des stratégies de vos concurrents !
Certes, l’optimisation pour les moteurs de recherche générative (GEO) est un domaine encore récent, et les standards sont loin d’être figés. Cependant, attendre la stabilisation de ces standards, c’est prendre le risque d’être invisible demain. Soyez proactif : il existe dès aujourd’hui des actions concrètes et accessibles à mettre en œuvre pour préparer votre site à cette nouvelle ère.
Découvrez sans attendre nos conseils pour une stratégie GEO réussie, répartis sur une série de 4 épisodes. Voici le premier !
La fondation indispensable d’une stratégie GEO : un socle SEO robuste
Bonne nouvelle : si votre site dispose déjà d’une base SEO technique solide, une grande partie du travail pour le GEO est déjà accomplie. En effet, les bonnes pratiques qui assurent une indexation efficace par les moteurs de recherche traditionnels sont les mêmes qui nourrissent efficacement les robots des IA. Pour rappel, un socle SEO robuste doit impérativement inclure :
- Le respect des balises fondamentales, comme les « Canonical ». Elles indiquent explicitement à l’IA quelle URL est l’originale. Sans elles, l’IA pourrait indexer une version « pauvre » ou temporaire de votre contenu, ce qui dilue votre autorité thématique. Ainsi, en consolidant tous les signaux sur une seule URL, vous augmentez les chances que cette page spécifique soit choisie comme « source citée » dans la réponse générée.
- Des en-têtes (headers) HTTP bien renseignés et cohérents. Ils fournissent des métadonnées importantes (politiques de cache, types de contenu…) qui aident les IA à traiter vos pages de manière efficace et correcte.
- Un fichier sitemap.xml fiable, incluant systématiquement la date de dernière modification (lastmod). C’est un signal direct pour les IA sur la fraîcheur de vos contenus, les encourageant à explorer en priorité les pages mises à jour pour alimenter leurs modèles.
- Un site « crawl-friendly ». Comme les crawlers traditionnels, les IA ont besoin d’un accès direct au contenu HTML statique. Les informations masquées derrière des scripts JavaScript lourds ou des interactions (infinite scroll) sont souvent invisibles : elles n’apparaîtront pas dans la base de connaissances de l’IA.
Guider les IA : au-delà du robots.txt
Pour guider plus spécifiquement les robots des IA, vous pouvez envisager la création d’un fichier llms.txt en complément de votre robots.txt. Attention, il ne s’agit pas d’un mécanisme de régulation d’accès strict comme le robots.txt. Il faut plutôt le voir comme un guide destiné à orienter la consommation de vos contenus par les IA, en leur indiquant la structure du site, les pages clés à privilégier, ou en leur fournissant des résumés. Son adoption reste aujourd’hui très inégale, mais il constitue une démarche proactive. Il est donc utile de distinguer les deux principaux types de robots qui peuvent explorer votre site :
- GPTBot : ce robot explore vos contenus pour l’entraînement des modèles d’IA
- CCBot (Common Crawl) : un robot d’archivage massif souvent utilisé comme base de données pour entraîner diverses IA
- Google-Extended : ce n’est pas un robot distinct, mais un « token » qui permet de dire à Google de ne pas utiliser votre contenu pour entraîner ses modèles Gemini ou Vertex AI
- ChatGPT-User : ce robot est utilisé lorsqu’un utilisateur demande explicitement à l’IA de consulter une page web spécifique pour formuler sa réponse
- OAI-SearchBot : spécifique aux fonctionnalités de recherche de ChatGPT (SearchGPT) pour citer des sources récentes
- ClaudeBot : le robot principal pour la recherche d’informations en direct
- PerplexityBot : utilisé pour indexer le contenu et fournir des réponses sourcées
- Perplexity-User : activé lorsqu’un utilisateur spécifique déclenche une recherche sur une URL précise
IndexNow : le turbo de l’indexation pour le GEO
Un conseil rapide et efficace est d’activer le protocole IndexNow. Il permet de notifier automatiquement les moteurs de recherche compatibles dès qu’une URL de votre site est créée, modifiée ou supprimée. C’est un excellent levier pour accélérer la prise en compte de vos nouveaux contenus, particulièrement utile pour Bing (et donc pour ChatGPT) dont la fonctionnalité de navigation web est alimentée par le moteur de recherche de Microsoft.
Structurer l’information : la puissance du balisage schema.org
Alors que le SEO traditionnel utilise le schema.org pour les Rich Snippets (les résultats de recherche Google améliorés qui affichent des informations visuelles ou textuelles supplémentaires), le GEO s’en sert pour aider les IA à construire des graphes de connaissances factuels et sans ambiguïté sur votre marque, vos produits et votre expertise. Ces données permettent à une IA de citer vos informations avec une confiance accrue. Voici les balises les plus essentielles à mettre en place :
- Organization : cette balise est fondamentale pour aider les IA à comprendre les informations clés de votre marque (nom, logo, coordonnées) et à la distinguer clairement.
- SoftwareApplication : indispensable pour les éditeurs de logiciels, cette balise permet de structurer les informations relatives à vos solutions pour les mettre en avant.
- Service / Course : ces balises permettent de décrire les offres de services et de formation professionnelle proposées.
- Balises d’articles : pour tous vos contenus, assurez-vous d’utiliser les balises
author,datePublishedetdateModifiedpour renforcer la crédibilité et la fraîcheur de l’information. - FAQPage : lorsque c’est pertinent, utilisez cette balise pour structurer les sections de questions-réponses. Cela aide les moteurs à comprendre et à réutiliser proprement ces informations pour répondre directement aux interrogations des utilisateurs.
Définir les droits d’usage : le fichier TDMRep
Positionnez-vous de manière proactive en tant que fournisseur de données en définissant un modèle de licence clair pour les IA.
Bien que les standards soient encore mouvants (et leur respect variable…), la mise en place d’un fichier TDMRep (Text and Data Mining Reservation Protocol) sur votre site est une initiative pertinente
Nous vous recommandons d’opter aujourd’hui pour une licence de type AICL-TA + PI. Ce modèle autorise l’entraînement des IA pour toutes les applications, mais il précise que si vos contenus ont servi à générer une part significative de la réponse, l’IA doit citer votre site comme source. Pour formaliser cela, il est également conseillé de créer une page dédiée à votre contrat de licence sur votre site web.
Des actions concrètes pour une visibilité durable
Ces cinq actions forment une stratégie complète, allant de la clarté fondamentale d’un socle SEO robuste et de données structurées, au guidage proactif des robots via des fichiers comme llms.txt et TDMRep, pour finir par une visibilité améliorée grâce au protocole IndexNow.
Bien que le paysage du GEO soit en constante évolution, ces adaptations constituent une étape essentielle pour assurer la visibilité future de votre entreprise dans les réponses des intelligences artificielles.
Cet article vous a donné les clés techniques pour débuter. Dans notre prochain épisode vous découvrirez que, pour exister dans le GEO, l’autorité de votre site web ne suffit plus. C’est votre marque qui compte !
Cliquez ici pour découvrir en vidéo comment mettre en pratique ces 5 actions techniques pour votre stratégie GEO !
Besoin d’aide pour adapter votre site pour les IA et LLM ?
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